La prophylaxie pour les patients hospitalisés n’est pas entièrement prouvée

éditorial de Fitzmaurice et Murray.1 Premièrement, une récente méta-analyse sur la prophylaxie anticoagulante pour prévenir la thromboembolie veineuse symptomatique (TEV) chez 958 patients hospitalisés en médecine n’a montré qu’un bénéfice modeste.2 Les chiffres à traiter étaient de 345 (risque absolu réduction de 0,29%) pour prévenir une embolie pulmonaire (EP) et 400 (0,25%) pour prévenir une EP fatale. La différence dans la prévention des TVP symptomatiques n’a pas atteint de signification, et aucune augmentation des saignements majeurs n’a été observée (augmentation absolue de 0,14%). Avant de se dépêcher d’utiliser des anticoagulants prophylactiques chez les patients médicaux, les cliniciens devraient s’en souvenir et ne cibler que les patients à haut risque (comme le montre le tableau1) .Deuxièmement, Fitzmaurice et Murray rapportent que la TEV cause 25 000 décès potentiellement évitables. Cependant, il s’agit simplement d’une estimation basée sur une extrapolation à partir de données européennes.3 Les auteurs du rapport du ministère de la Santé indiquent que les données sur la TEV chez les patients hospitalisés ne sont pas suffisamment solides pour permettre de tirer des conclusions sûres. En outre, la méta-analyse a indiqué que la prophylaxie anticoagulante n’avait aucun effet sur la mortalité toutes causes3. Troisièmement, à ce jour, aucune étude n’a évalué le rapport coût-efficacité de la prophylaxie anticoagulante pour prévenir les symptômes. Les auteurs de la méta-analyse font remarquer que la prophylaxie anticoagulante chez les patients hospitalisés ayant des effets nocifs, augmente les coûts des soins de santé et qu’elle est associée à un traitement modeste en termes de réduction absolue des risques, son utilisation doit être sélective et limitée. aux patients médicaux à risque plus élevé. C’est peut-être pourquoi NICE n’a produit un rapport que chez les patients chirurgicaux.4