Impliquer les patients dans les décisions d’enrôlement pour infarctus aigu du myocarde

le consentement éclairé pour les essais cliniques dans l’infarctus aigu du myocarde avec sus-décalage du segment ST (STEMI) existe depuis plus de 30 ans.1

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3 Comment un patient atteint de dyspnée et d’angine nécessitant une intervention coronarienne percutanée d’urgence peut-il prendre une décision éclairée et réfléchie quant à l’inscription à un essai clinique? Certains auteurs ont soutenu que la recherche du consentement à la recherche dans ce contexte est non seulement impraticable mais contraire à l’éthique4. Néanmoins, il est toujours courant de demander aux patients STEMI ou aux mères porteuses de consentir à l’inscription aux essais. La récente étude sur l’Héparine non fractionnée par rapport à la bivalirudine dans l’intervention coronaire percutanée primaire (HEAT-PPCI), dans laquelle les patients ont été randomisés sans un consentement éventuel, a forcé un réexamen de cette longue question mijoteuse.5

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7 Cette discussion est particulièrement opportune compte tenu de l’importance croissante accordée aux essais d’efficacité comparative pragmatiques qui intègrent les soins cliniques et la recherche. Nous soutenons que le principe du respect des personnes impliquent les patients dans les décisions d’enrôlement pour les essais, même lorsque les essais posent peu de risques et que les patients ne peuvent pas donner leur consentement.