Coral a étudié pour les capacités de protection solaire

Le Daily Express a rapporté aujourd’hui qu’une «pilule qui vous empêche d’avoir un coup de soleil» pourrait «prévenir des milliers de décès par cancer de la peau» et être «largement disponible au Royaume-Uni dans les cinq ans» locomoteur.

Cette histoire est basée sur la poursuite des recherches sur les processus que les coraux utilisent pour se protéger des rayons ultraviolets (UV) dommageables. Les coraux et les algues qui y vivent produisent des composés qui les protègent du soleil. Les chercheurs ont examiné ces composés, et croient qu’ils peuvent être utilisés pour développer un nouveau type de crème solaire pour les humains.

Cette recherche n’en est qu’à ses débuts, et les composés devront encore subir de nombreux tests en laboratoire et chez l’homme avant que de tels produits ne soient disponibles. Les rapports des journaux sont basés sur une découverte rapportée dans un communiqué de presse, plutôt que sur des recherches publiées. En tant que tel, il n’y a pas suffisamment de détails disponibles pour juger de la pertinence des méthodes utilisées ou de l’exactitude des rapports des médias. D’autres études sont nécessaires pour tester la plausibilité de développer une pilule ou une lotion à partir de ce composé, l’efficacité d’un tel produit dans la protection des personnes contre les rayons UV et la sécurité du produit potentiel pour l’utilisation humaine.

D’où vient l’histoire?

Cette recherche continue est menée par des chercheurs du King’s College de Londres, de l’Australian Institute for Marine Science et de l’Université du Maine aux États-Unis. Le projet est financé par le Conseil de recherche en biotechnologie et en sciences biologiques.

La découverte des composés naturels dans le corail a été décrite dans un communiqué de presse, mais les détails n’ont pas encore été publiés dans une revue à comité de lecture.

En général, les médias n’ont pas suffisamment mis l’accent sur le caractère préliminaire de cette recherche et ont tendance à traiter l’étude comme bien établie et presque complète. Les différents reportages étaient contradictoires et apparemment spéculatifs, avec le Daily Express rapportant qu’un «comprimé serait disponible sans ordonnance et ne serait pas plus cher qu’un écran solaire», et The Daily Telegraph et The Guardian rapportent qu’une prescription serait très probablement être nécessaire. Le Daily Telegraph, cependant, a rapporté de manière appropriée que le délai de cinq ans largement cité pour une pilule de protection solaire dépend de la progression de la recherche, comme les chercheurs l’espèrent.

De quel type de recherche s’aggissait-t-il?

Ce fut un projet de recherche sur le terrain, au cours duquel les chercheurs ont recueilli des échantillons de corail de la Grande Barrière de corail australienne. Les chercheurs ont étudié le corail et les algues qui y vivent afin d’identifier un composé qui, selon eux, serait responsable de la protection des organismes contre les dommages causés par les rayons du soleil.

Il est difficile de dire, sur la base du communiqué de presse, les méthodes utilisées par les chercheurs pour isoler et examiner ce composé.

Qu’est-ce que la recherche implique?

Les chercheurs ont recueilli des échantillons de la Grande Barrière de Corail et ont étudié les processus que le corail utilise pour se protéger, et les algues qui y vivent, du soleil.

Après avoir identifié le composé qu’ils croient être responsable de cette protection, les chercheurs disent qu’ils projettent de recréer le composé dans le laboratoire et de tester sa capacité à protéger la peau humaine contre les dommages UV. Les chercheurs soulignent qu’ils seraient incapables de récolter le corail comme une source du composé car c’est une espèce en voie de disparition.

Sur la base du seul communiqué de presse, il n’est pas possible de dire à quel stade les chercheurs ont atteint la phase de laboratoire de l’étude.

Quels ont été les résultats de base?

Les résultats de l’étude sont limités et il ne semble pas que la recherche intensive en laboratoire ait déjà commencé. Les chercheurs disent que “l’algue vivant dans le corail fabrique un composé qui, selon nous, est transporté vers le corail, qui le modifie ensuite en un écran solaire pour le bénéfice du corail et de l’algue”. Ils disent que, comme il existe des preuves que ce composé protège les algues, les coraux et les poissons qui se nourrissent d’eux, cela suggère que le composé est “passé dans la chaîne alimentaire”.

Comment les chercheurs ont-ils interprété les résultats?

Maintenant qu’ils ont identifié le composé qu’ils croient être responsable de la protection des coraux et des algues contre les rayons UV, les chercheurs prévoient de reproduire le composé dans le laboratoire et commencer à tester sa capacité à offrir une protection similaire à l’homme.

Les chercheurs affirment également qu’il est possible de modifier la voie utilisée par ces coraux pour produire ce composé, appelé «voie du shikimate», et de générer des cultures capables de résister à l’exposition à la lumière UV. Les chercheurs disent que cela pourrait permettre aux plantes cultivées qui poussent actuellement dans les climats tempérés de survivre dans des climats plus tropicales.

Conclusion

Ceci est une étude intéressante sur la capacité des animaux à se protéger des rayons UV nocifs. Cependant, il est important de se rappeler que cette recherche n’en est qu’à ses débuts et qu’il n’est pas certain jusqu’à quel point la phase de recherche en laboratoire a progressé. Il n’est pas encore clair si les chercheurs seront en mesure de reproduire le composé dans le laboratoire, si le composé sera efficace pour protéger les humains contre les rayons UV ou si elle sera sans danger pour l’utilisation humaine. Le corail est un animal dont la physiologie et la biologie sont très différentes de celles des humains, et il n’est pas certain que le composé soit aussi efficace chez les humains qu’il semble l’être chez les coraux.

Le passage de la recherche en laboratoire à la recherche humaine au développement de médicaments est long et intensif. Avant de mettre au point une pilule antisolaire, les chercheurs devront reproduire le composé en laboratoire et démontrer son efficacité et sa sécurité dans ce contexte avant de passer aux études préliminaires chez l’humain. Nous sommes encore loin de transformer ce composé qui semble protéger les créatures marines contre les rayons UV en une pilule ou une lotion qui offre une protection similaire aux humains.

Il est important que les gens prennent des mesures pour se protéger contre les rayons UV nocifs, ce qui peut augmenter le risque de cancer de la peau. Pour plus d’informations, consultez nos pages Live Well sur la santé solaire, qui offrent des conseils sur la meilleure façon de protéger votre peau contre les dommages.